Le sommet de Bagdad, l’embryon d’un nouvel axe sunnite

Les dirigeants d’Irak, d’Égypte et de Jordanie se sont retrouvés dans la capitale irakienne pour renforcer leur coopération, notamment économique. Les trois pays cherchent aussi à retrouver leur place aux côtés des poids lourds du Golfe et vis-à-vis des puissances non arabes de la région.

Face à l’Iran, à l’Arabie Saoudite et à la Turquie, “un nouvel axe Amman-Bagdad-Le Caire se dessine”, titre le journal libanais L’Orient-Le Jour après le sommet qui a regroupé le 27 juin à Bagdad le roi Abdallah de Jordanie, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et le président irakien Barham Saleh.

Le lendemain, la photographie immortalisant l’événement était à la une de deux des plus importants quotidiens panarabes, à savoir Asharq Al-Awsat et Al-Quds Al-Arabi.

De très nombreux dossiers, notamment économiques, étaient au menu des discussions. Comme l’explique Al-Quds Al-Arabi, l’Irak, l’Égypte et la Jordanie “possèdent d’importantes ressources énergétiques” et pourraient former un “important marché économique”.

En effet, note le journal édité à Londres, la population de ces trois pays représente 45 % de la population globale des pays arabes, “souffrant de problèmes d’endettement, de chômage de faible croissance et d’instabilité politique”.

L’Irak veut “diversifier ses alliances”

Pour Asharq Al-Awsat, le sommet de Bagdad sacralise “l’identité arabe” de l’Irak. Le journal prosaoudien espère même que les projets économiques discutés lors de cette rencontre – la

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