L’Autorité palestinienne à la dérive

Un président vieillissant et de plus en plus discrédité, un tour de vis répressif, une crise politique qui va s’aggravant… Il est urgent de réfléchir à une transition politique, avance cet intellectuel palestinien.

Plutôt que de reconnaître ses erreurs, l’Autorité palestinienne (AP) se déshonore. En accusant ses opposants d’être “antipalestiniens” et d’avoir des “agendas douteux”, elle adopte le même discours écœurant que les autres régimes répressifs arabes. Une partie de la population y adhère peut-être, parfois de bonne foi et généralement par opportunisme, mais globalement, cela lui vaut une impopularité grandissante.

Les chiffres publiés par le Centre palestinien de recherches politiques et de sondage disent tous la même chose : le paysage politique palestinien est en train de changer, et le fossé s’élargit entre l’opinion publique et Mahmoud Abbas.

Initialement une existence temporaire

L’Autorité palestinienne, qu’il préside, est considérée comme corrompue par 84 % des sondés, tandis que le Hamas est considéré comme corrompu par 57 %. À la mi-juin, au moment du sondage, le Fatah [le mouvement politique de Mahmoud Abbas] bénéficiait de seulement 19 % d’intentions de vote, contre 36 % pour le Hamas. [Selon le même institut, le rapport de force entre ces deux principales formations politiques avait été

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Khaled Hroub

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Multaqa Falastine, ou Forum Palestine, a été créé en 2018. Il se conçoit comme une plateforme d’expression pour des dizaines d’intellectuels palestiniens, y compris de la diaspora, qui ne veulent pas se résigner à la fragmentation politique actuelle

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