Mimi Marchand, figure de la presse people, remise en liberté

Mimi Marchand est soupçonnée de « subornation de témoin » dans l’affaire du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007

« Mimi » Marchand, puissante figure de la presse people, a été remise en liberté mercredi après un mois de détention provisoire dans un volet de l’affaire des soupçons de financement libyen de la campagne présidentielle 2007 de Nicolas Sarkozy, selon son avocate.

La patronne de l’agence BestImage, de son vrai nom Michèle Marchand, avait été incarcérée le 18 juin pour n’avoir pas respecté son contrôle judiciaire. « Mimi » Marchand, 74 ans, avait en effet été surprise, dans une écoute téléphonique, en train de parler le 9 juin avec le paparazzi Sébastien Valiela, en violation de l’interdiction édictée par les juges depuis sa mise en examen.

« Michèle Marchand a pu longuement s’expliquer lors d’un nouvel interrogatoire et les juges d’instruction ont fait droit à sa demande de mise en liberté », s’est félicitée Me Caroline Toby.

Interview retentissante de Ziad Takieddine

Depuis début juin, Mme Marchand est poursuivie pour son implication dans l’interview retentissante, diffusée mi-novembre par BFMTV et Paris Match, de Ziad Takieddine, au cours de laquelle le sulfureux intermédiaire avait retiré ses accusations contre Nicolas Sarkozy.

Les magistrats du pôle financier du Tribunal de Paris soupçonnent que cette rétraction a pu être achetée ou du moins téléguidée de manière frauduleuse. Ziad Takieddine, condamné en France et en fuite au Liban, avait renié cette rétraction deux mois plus tard devant les juges chargés de l’affaire libyenne venus l’interroger au Liban. Connu pour sa versatilité, l’intermédiaire a déclaré que ses propos avaient été « déformés » par Paris Match, qui « appartient à un ami de Sarkozy ».

« Mimi » Marchand, présente en octobre au Liban lors de l’interview et au cœur des échanges entre les protagonistes de ce volet de l’affaire, est mise en examen pour « subornation de témoin » et « association de malfaiteurs en vue de commettre une escroquerie en bande organisée ».

Quatre autres personnes, soupçonnées d’avoir joué un rôle dans cet entretien controversé, sont mises en examen dans cette enquête.

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