Un nouveau front s’ouvre dans la guerre en Éthiopie

Après avoir repris, fin juin, Mekele, capitale de la région du Tigré, au nord de l’Éthiopie, le Front de libération du peuple du Tigré, opposé au gouvernement éthiopien, porte l’offensive dans l’Afar, une région à l’est du pays jusque-là épargnée par les combats.

Au nord de l’Éthiopie, les forces tigréennes censées avoir été écrasées par les troupes fédérales depuis le 4 novembre 2020, donnent des sueurs froides au gouvernement d’Abiy Ahmed. Fin juin, après des mois d’affrontements, le Front de libération du peuple du Tigré a repris la capitale de la province, Mekele, forçant l’armée fédérale à battre en retraite. Depuis, les forces régionales en rupture avec le gouvernement ont élargi les combats à la frontière avec la région Amhara, avant de pénétrer dans la région de l’Afar, à l’est, jusque-là épargnée par le conflit.

“Nous ne cherchons pas de gains territoriaux. Ce qui nous intéresse, c’est de dégrader les capacités de combat de notre ennemi”, assurait lundi 19 juillet le porte-parole des forces tigréennes, Getachew Reda, à l’agence Reuters. D’après une ONG locale citée par le Addis Standard, plus de 50 000 personnes auraient déjà fui les violences dans la région de l’Afar. Dans le même temps, des dizaines de milliers de manifestants défilaient dans la capitale éthiopienne, Addis Abeba, en soutien au Premier ministre Abiy Ahmed, réélu à une écrasante

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