Angela Merkel est « profondément convaincue » par Armin Laschet pour lui succéder

Après 16 ans au pouvoir, Angela Merkel s’apprête à quitter la scène politique en Allemagne. Elle a affirmé son soutien à Armin Laschet, chef de file des conservateurs, pour lui succéder à la chancellerie

La chancelière allemande Angela Merkel s’est dite samedi « profondément convaincue » par la candidature d’Armin Laschet, chef de file des conservateurs, pour lui succéder à la chancellerie à l’issue des élections législatives.

« Il a toujours été important pour lui de placer la dignité individuelle et inaliénable au centre de tout », a-t-elle souligné lors d’un meeting de campagne à Berliin. « Je suis profondément convaincue » que « c’est avec cette attitude qu’il servira les Allemands en tant que chancelier », a-t-elle ajouté alors que le candidat de son parti, l’Union chrétienne-démocrate (CDU), est embourbé dans les difficultés et en perte de vitesse dans les sondages.

La dirigeante, qui s’apprête à quitter la scène politique après 16 années au pouvoir, a insisté sur les qualités humaines d »Armin Laschet, capable, selon elle, « de construire des ponts entre les gens » et pour qui « la lettre C » dans le nom de la CDU –pour l’adjectif « chrétienne »–, était « la boussole dans tout ce qu’il a fait et fait encore ».

Angela Merkel, dont la popularité continue d’atteindre des records en Allemagne, a défendu sa décision de se tenir en retrait de la campagne électorale jusqu’ici.

Chute dans les sondages

Les responsables politiques « qui mettent un terme à leur travail politique devraient s’abstenir » de s’immiscer dans une campagne. « C’est mon attitude et ma profonde conviction », a-t-elle martelé lors du meeting devant une centaine de personnes dont Armin Laschet et le président de la Bavière, Markus Söder.

Le camp conservateur a dégringolé dans les intentions de vote a aujourd’hui entre 22 % et 23 %, contre environ 30 % il y a quelques semaines. Depuis le début de l’année où il caracolait à 36 %, la chute est vertigineuse. Les conservateurs sont désormais talonnés par les sociaux-démocrates du SPD devant les Verts, un temps favoris. Emmené par le ministre des Finances, Olaf Scholz, ce parti omniprésent dans la vie politique de l’après-guerre effectue une remontée surprise avec 21 % des intentions de vote.