Au Kenya, la traque du “cybergang le plus redouté d’Afrique de l’Est”

Le Daily Nation raconte l’épopée du Forkbombo, un cybergang né au Kenya au début des années 2010. Douze de ses membres viennent d’être condamnés au Rwanda.

C’est l’histoire d’une traque qui aura duré pas loin de dix ans. Elle débute au Kenya, au début des années 2010, quand des institutions financières voient émerger un nombre grandissant de cyberattaques. À l’époque, “tout le monde pense que les détectives du pays parviendront aisément à venir à bout de ce problème”, raconte le Daily Nation. En réalité, le Kenya est en train d’assister à la naissance du “cybergang le plus redouté d’Afrique de l’Est et d’Afrique centrale”. À sa tête, un cyberflic engagé pour combattre les hackers.

Au fil des mois, les cybercriminels, qui se contentaient jusque-là de dépouiller des particuliers de sommes relativement modestes, changent d’échelle et s’attaquent à de grandes institutions, qu’elles délestent de millions de shillings. En coulisses, le détective Calvin Otieno Ogalo, affecté à une cellule d’enquête spéciale, a changé de bord. Après avoir identifié les pirates les plus talentueux du pays depuis son poste d’observation privilégié, il s’emploie désormais à fédérer les hackers, avec une efficacité redoutable.

Dans certains cas, le groupe pirate directement les serveurs des entreprises à distance, explique le Daily Nation. Dans d’autres, il travaille avec des complices recrutés à l’intérieur des organisations pour accéder au système informatique. C’est la première fois que le Kenya est confronté à une telle vague de

[…]

Source

Fondé en 1962, ce titre indépendant, le plus lu des journaux kényans, n’hésite pas à se montrer très critique à l’égard des autorités de Nairobi. Il appartient au même groupe de presse que l’East African, l’

[…]

Lire la suite