Aux États-Unis, un premier vaccin anti-Covid-19 définitivement approuvé

Jusqu’ici, le vaccin Pfizer-BioNTech ne disposait que d’une autorisation d’urgence. Ce 23 août, les autorités de santé américaines ont donné leur feu vert définitif. Cela convaincra peut-être une partie des réticents à se faire vacciner, mais conduira surtout de nombreuses institutions américaines à rendre la vaccination obligatoire.

“Le vaccin de Pfizer-BioNTech contre le coronavirus est définitivement approuvé par la FDA, ce qui pourrait convaincre les indécis de recevoir une injection”, titre le site du Washington Post lundi 23 août.

C’est le premier vaccin anti-Covid-19 à recevoir un feu vert définitif de la FDA – l’Agence fédérale américaine de l’alimentation et du médicament – pour son administration aux plus de 16 ans. Jusqu’ici, il bénéficiait d’une autorisation d’urgence, tout comme les vaccins de Moderna et Johnson & Johnson.

Pour The New York Times, cette décision entraînera surtout “une cascade de mesures de la part des hôpitaux, des universités, des entreprises et d’autres organisations qui rendront la vaccination obligatoire”. La compagnie United Airlines avait déjà annoncé que ses employés devraient fournir une preuve de vaccination dans les cinq semaines après l’approbation définitive par la FDA. De même, le Pentagone avait fait savoir qu’il rendrait la vaccination obligatoire pour les 1,3 million de soldats en service une fois que le vaccin de Pfizer-BioNTech serait approuvé.

Quant aux non-vaccinés, le journal est plus prudent : “Certains experts ont estimé que l’approbation définitive pourrait ne convaincre que 5 % des non-vaccinés” de changer d’avis.

Pfizer-BioNTech a présenté à la FDA les données d’un essai clinique réalisé avec 44 000 personnes. Cet essai conclut que le vaccin prévient 91 % des infections symptomatiques, sur une période médiane de six mois après la deuxième injection.

Certaines voix critiques avaient appelé l’agence américaine à accélérer le processus d’approbation, mais la FDA a maintenu son exigence d’un suivi sur six mois, rappelle The Washington Post. Malgré tout, ce feu vert est le plus rapide de l’histoire, puisqu’il intervient moins de quatre mois après la demande d’approbation de Pfizer-BioNTech en mai dernier.