Aux États-Unis, une “fuite des cerveaux” ralentit la lutte contre le changement climatique

Ces quatre dernières années, des centaines de chercheurs ont quitté leurs postes pour protester contre la politique environnementale de Donald Trump. Aujourd’hui, peu de candidats se disputent les postes vacants, au grand dam de l’administration Biden.

“Six mois après l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche, le mépris de Donald Trump à l’égard des scientifiques du climat laisse encore des traces”, déplore le New York Times. Des centaines de postes sont aujourd’hui vacants “que ce soit au ministère de l’Agriculture, au Pentagone, ou encore au National Park Service, [l’agence fédérale des parcs nationaux]”, sans attirer les candidatures.

Résultat : l’ambitieux programme de lutte contre le changement climatique de Joe Biden est ralenti par cette fuite des cerveaux.”

Le président démocrate a promis de réduire de 50 à 52 % les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis à l’horizon 2030, par rapport au niveau de 2005. Il a également inclus un volet sur la transition écologique dans son plan sur les infrastructures, actuellement examiné au Congrès. Mais “si plus de 200 personnes ont été recrutées pour travailler sur les politiques climatiques et la protection de la biodiversité, même ses propres partisans admettent que les embauches de chercheurs confirmés et d’experts en droit de l’environnement prennent du temps”.

De 2017 à 2020, les tendances climatosceptiques de Donald Trump ont poussé de

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Avec 1 600 journalistes, 35 bureaux à l’étranger, 130 prix Pulitzer et quelque 5 millions d’abonnés au total, The New York Times est de loin le premier quotidien du pays, dans lequel on peut lire “all the news that’s fit to print”

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