Ces romanciers que font chanter les trolls sur Internet

Payer une rançon pour ne pas voir son livre assailli de critiques négatives : de plus en plus d’auteurs en quête de notoriété seraient victimes de ce chantage sur la plateforme américaine Goodreads, propriété d’Amazon. L’hebdomadaire Time a mené l’enquête.

Aux États-Unis, se faire repérer sur Goodreads (une plateforme que l’on pourrait comparer en France à Babelio) est un passage quasi obligé pour les primoromanciers et tous ceux dont les livres sont soit autoédités, soit publiés par des maisons disposant de peu de moyens pour leur communication.

Comme le résume auprès de Time une professionnelle de l’édition, Goodreads est devenu depuis sa création, en 2007, “un incontournable du secteur” :

De nombreux auteurs et blogueurs y sont inscrits, et les éditeurs s’en servent comme d’un outil marketing pour attirer l’attention sur leurs ouvrages.”

Fort d’une communauté de 120 millions de lecteurs anglophones (ce qui en fait le premier réseau social du livre dans le monde), Goodreads est détenu par Amazon. Le géant américain l’a racheté en 2013 pour 150 millions de dollars (environ 127 millions d’euros), rappelle Time.

Mais, selon l’hebdomadaire, le puissant réseau semble dépassé par un phénomène baptisé “matraquage de critiques”, qui se produit lorsqu’un “groupe organisé ou quelques individus possédant plusieurs comptes font volontairement chuter la cote d’un livre en lui attribuant une rafale de notes une étoile [la note la plus basse sur une échelle qui en compte cinq] et de commentaires négatifs”.

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Fondé en 1923, l’hebdomadaire américain au plus fort tirage est devenu l’un des monuments de la presse mondiale. Ses reportages, ses images chocs – ou encore le numéro toujours très attendu dans lequel est désigné l’homme de l

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