Greta Thunberg renonce à boycotter la COP26

La militante suédoise Greta Thunberg a annoncé qu’elle participerait à la COP26 qui se tiendra à Glasgow en novembre prochain. Elle avait menacé de ne pas s’y rendre il y a quatre mois

La figure de la lutte contre le changement climatique Greta Thunberg a dit vendredi 20 août espérer désormais pouvoir se rendre à la grande conférence sur le climat COP26 de Glasgow en novembre, quatre mois après avoir menacé de ne pas y aller à cause des accès inégaux aux vaccins.

« J’ai entendu dire que tous les participants se verraient offrir un vaccin – alors, si cela est considéré comme sûr, j’espère pouvoir y assister », a-t-elle déclaré. La Suédoise, qui a fêté ses 18 ans début janvier, avait annoncé en avril ne pas vouloir se rendre à la COP 26 « du fait de la distribution extrêmement inéquitable des vaccins ».

La conférence reportée d’un an

La figure du mouvement « Fridays for Future » et des grèves de l’école pour le climat avait appelé les pays riches à partager leurs doses avec les populations à risques dans les pays pauvres « plutôt que de vacciner des jeunes en bonne santé ». « Si ce n’est pas possible, je suggère de repousser (la COP26) pour que tout le monde puisse y participer dans les mêmes conditions », avait-elle proposé.

”We kids most often don’t do what you tell us to do. We do as you do. And since you grown-ups don’t give a damn about my future, I won’t either. My name is Greta and I’m in ninth grade. And I am school striking for the climate until election day.” 1/3 https://t.co/LrRgTD2rmE pic.twitter.com/UQPFjzTjV2

— Greta Thunberg (@GretaThunberg) August 20, 2021

Reportée d’un an à cause du coronavirus, la 26e Conférence des Parties des Nations unies sur le changement climatique doit se dérouler du 1er au 12 novembre à Glasgow, en Écosse, pour tenter de répondre à l’urgence climatique.

« Traiter la crise comme une crise »

La jeune femme dresse un premier bilan plutôt mitigé de ses trois années d’actions : « nous avons réussi à mobiliser des millions de personnes et à accroître le niveau de sensibilisation, mais […] les émissions continuent d’augmenter, et les changements nécessaires ne sont toujours pas en vue ».

« Nous devons commencer à traiter la crise comme une crise. Si nous ne le faisons pas, alors nous ne pourrons rien faire d’autre. C’est le seul moyen d’avancer », a-t-elle prévenu.

Quid de l’avenir ? « Malheureusement, je pense que nous serons encore en train de manifester dans trois ans car cela prendra plusieurs décennies, ou du moins plusieurs années ».