le premier syndicat du primaire demande un renforcement du protocole sanitaire contre le Covid-19

Le protocole sanitaire annoncé par Jean-Michel Blanquer est « inquiétant » car il est « allégé par rapport à celui du mois de juin », selon le Snuipp-FSU

Le Snuipp-FSU, premier syndicat du primaire, a demandé mardi 24 août des ajustements au protocole sanitaire contre le Covid dans les écoles, à l’approche de la rentrée. « Les enfants n’étant pas vaccinés dans les classes, il faut qu’on trouve d’autres systèmes pour éviter la contamination et la circulation du virus entre enfants », a dit la secrétaire générale du Snuipp-FSU, Guislaine David, lors d’une conférence de presse.

Selon elle, « si on compare cette rentrée à celle de l’an dernier, nous ne sommes pas du tout dans les mêmes taux d’incidence : on enregistre un taux de 128 contre 30 (en 2020) pour les 0-9 ans et un taux de 310 contre 109 pour les 10-19 ans ». « Le niveau 2 du protocole annoncé par le ministre est donc inquiétant car il est allégé par rapport à celui du mois de juin, où le taux d’incidence était moins élevé », a-t-elle souligné. « Avec ce protocole, il y a fort à parier que l’école sera perturbée dès les premières semaines avec une forte circulation du variant Delta ».

Tests hebdomadaires, capteurs de Co2…

Guislaine David a proposé de renforcer la stratégie de tests pour stopper la contamination par la mise en place de « tests salivaires systématiques hebdomadaires à la maison, en complément des tests massifs ».

Autre « angle mort » du protocole selon Guislaine David : la cantine. « Il n’y a pas de règles bien définies et assez strictes pour la restauration scolaire alors qu’il va falloir assurer la distanciation physique et éviter le brassage », a-t-elle prévenu.

Elle a aussi insisté sur le port du masque en extérieur. « Ce point est aussi problématique car dans ce protocole, les enfants ne portent plus le masque en extérieur, mais on sait qu’il y a des moments de récréation où les élèves se regroupent, ils jouent de façon très rapprochée, davantage que s’ils étaient dans la rue ».

Elle a aussi pointé du doigt l’aération des classes, regrettant que « Jean-Michel Blanquer ne développe pas de financement pour l’achat de capteurs de Co2 ».