Les “super chaussures” bouleversent le monde de l’athlétisme

La dernière génération de chaussures qui semblent avoir propulsé les athlètes vers de nouveaux sommets aux Jeux de Tokyo doivent-elles être bannies ? La polémique enflamme la presse internationale.

La nouvelle génération de chaussures a-t-elle influencé les résultats à Tokyo ? La pluie de records d’athlétisme conduit la presse internationale à poser la question de l’impact des semelles en lames de carbone et à leurs coussins d’air sur les performances des athlètes.

La Jamaïcaine Elaine Thompson-Herah a établi un nouveau record olympique au 100 mètres féminin. L’Américaine Sydney McLaughlin a battu son propre record du monde en remportant le 400 m haies féminin. Le Norvégien Karsten Warholm a fait de même pour décrocher l’or au 400 m haies masculin en vilipendant la technologie de Nike, rapporte le Daily Mail, “tout en portant les chaussures à crampons Puma EvoSpeed Future Faster + conçues avec l’équipe Mercedes de F1”.

Sensation de propulsion

C’est le Kenyan Eliud Kipchoge, écrit le Sydney Morning Herald, qui “a redéfini ce que beaucoup considéraient comme possible pour un humain lorsqu’il est devenu le premier à courir un marathon en moins de deux heures par une froide matinée à Vienne en 2019”. Il portait alors, poursuit le quotidien australien, “une super chaussure d’abord développée par Nike en 2016 et depuis copiée par d’autres marques”, la Vaporfly 4 %. “Elle avait été nommée ainsi car elle réduisait la dépense énergétique du coureur de ce pourcentage environ”, précise le Globe and Mail.

Depuis les Jeux de Rio en 2016, “une multitude de nouveaux records mondiaux” font la preuve que “les athlètes prospèrent grâce à une nouvelle technologie qui a propulsé la biomécanique de la chaussure de course à un nouveau niveau”, constate le quotidien singapourien The Business Times. La BBC enchaîne : “De nombreux athlètes [à Tokyo] portent des

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Martin Gauthier