l’Union européenne reconnaît les pass sanitaires de la Turquie et de l’Ukraine

À compter de ce vendredi 20 août, les pass sanitaires venant de la Turquie, de l’Ukraine et de la Macédoine du Nord seront acceptés dans les pays de l’UE

L’Union européenne reconnaîtra à partir de ce vendredi 20 août les pass sanitaires nationaux de la Turquie, de l’Ukraine et de la Macédoine du Nord, permettant ainsi à leurs résidents de voyager plus facilement en Europe, a annoncé la Commission européenne.

Ces « décisions d’équivalence » signifient que les certificats émis par les autorités de ces trois pays pourront être reconnus par le système de certificats sanitaires numériques généralisé à l’échelle de l’UE, a expliqué l’exécutif européen dans un communiqué.

En retour, la Turquie, l’Ukraine et la Macédoine du Nord acceptent de reconnaître le pass numérique mis en place par Bruxelles.

Quatre vaccins reconnus

« Je suis heureux de constater que la liste des pays mettant en œuvre un système basé sur le certificat Covid numérique de l’UE ne cesse de s’allonger, et que nous établissions ainsi une norme au niveau international », s’est félicité jeudi le commissaire européen à la Justice, Didier Reynders. « Cela contribuera à faciliter la sécurité des voyages, également au-delà des frontières de notre Union », a-t-il ajouté.

L’équivalence sera cependant conditionnée en ce qui concerne les voyageurs vaccinés : l’UE ne reconnaît pour l’heure que quatre vaccins (BioNTech/Pfizer, AstraZeneca, Moderna et Johnson & Johnson).

Cela contribuera à faciliter la sécurité des voyages

Chaque pays de l’UE peut toutefois décider, pour son seul territoire, d’accepter l’entrée de personnes ayant reçu d’autres vaccins non approuvés par l’EMA. Or, l’Ukraine a recouru au vaccin chinois Sinovac, non reconnu par le régulateur européen, en plus des quatre sérums ayant reçu le feu vert de l’UE.

De même, la Turquie et la Macédoine du Nord administrent toutes deux le Sinovac, mais également un autre vaccin chinois, le Sinopharm, ainsi que le vaccin russe Sputnik V, également non reconnus dans l’UE.

Bruxelles a déjà conclu un accord d’équivalence avec la Suisse, pays non-membre de l’UE, et s’efforce de mettre en place – sans succès jusqu’à présent – un système de reconnaissance mutuelle avec les États-Unis.