son compte Instagram a été supprimé « par erreur »

Le compte Instagram du chroniqueur et polémiste d’extrême droite Éric Zemmour avait été supprimé jeudi, il a depuis été rétabli. « Une erreur » selon Facebook

Le compte officiel du polémiste Éric Zemmour sur Instagram « a été supprimé par erreur » et a depuis été restauré, a annoncé vendredi 20 août un porte-parole du groupe Facebook, maison mère d’Instagram. « Le compte d’Éric Zemmour a été supprimé par erreur, nous sommes navrés pour les désagréments occasionnés. Il a depuis été restauré », a fait savoir cette même source.

Une fois son accès rétabli, Éric Zemmour a remercié sa communauté pour sa « mobilisation sur les réseaux sociaux contre la censure et pour la liberté d’expression […] Grâce à vous nous avons gagné la bataille. Le combat continue ! » a-t-il déclaré en légende d’une photo postée sur Instagram.

Aucune règle enfreinte

Instagram a par ailleurs indiqué qu’Éric Zemmour n’avait enfreint aucune règle du réseau social et a assuré avoir pris des mesures pour éviter qu’un tel incident ne se reproduise.

Le chroniqueur du Figaro et polémiste vedette de la chaîne d’information CNews s’était insurgé la veille de la suppression de son compte officiel Instagram, dénonçant une « censure ». « Les Gafam (Google, Amazon, Facebook, Microsoft, NDLR) se sont engagés dans une lutte féroce contre les peuples qui ne veulent pas mourir. Ils peuvent me censurer, mais ils ne peuvent pas faire taire tout un peuple #STOPCensure », s’exclamait-il jeudi dans un tweet.

Ce matin, Instagram a pris la décision arbitraire de bannir mon compte officiel. Les GAFAM se sont engagés dans une lutte féroce contre les peuples qui ne veulent pas mourir. Ils peuvent me censurer, mais ils ne peuvent pas faire taire tout un peuple. #STOPcensure

— Eric Zemmour (@ZemmourEric) August 19, 2021

Poursuivi en justice

Une pétition avait été lancée par l’association Les amis d’Éric Zemmour, agréée début juillet pour financer un parti politique du même nom, pour soutenir l’éditorialiste, plusieurs fois poursuivi pour ses propos, « contre la censure et le gouvernement des juges ».

Éric Zemmour, à qui l’on prête une ambition présidentielle sans qu’il ne l’ait publiquement affichée jusqu’ici, doit être jugé le 8 septembre pour « provocation à la discrimination » et « injures raciales » après des propos sur les migrants mineurs isolés, qu’il a qualifiés de « voleurs », « assassins » et « violeurs » sur CNews en septembre 2020.