« Toutes les demandes d’Afghans voulant être exfiltrés sont instruites », affirme Jean-Yves Le Drian

Par Sudouest.fr avec AFP
Publié le 22/08/2021 à 12h27
Mis à jour le 22/08/2021 à 12h28

Les cas de tous les Afghans qui sollicitent les autorités françaises pour demander à être exfiltrés de leur pays tombé aux mains des talibans sont examinés, a assuré le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian

Sur fond de crise politique et sociale en Afghanistan, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a tenu à rassurer sur la position de l’exécutif : « Tous les cas qui se sont manifestés, et leur nombre s’allonge de jour en jour avec des centaines de noms, sont instruits », a-t-il déclaré dans le JDD.

Plus de 1 200 personnes exfiltrées

Depuis l’instauration du pont aérien mis en place après la chute de Kaboul dimanche 15 août, l’Armée de l’Air a déjà transporté jusqu’à Paris plus de 600 personnes sur quatre vols, dont une très large majorité d’Afghans, auxquels s’ajoutent 625 personnes qui avaient été transférées entre mai et juillet en prévision de la prise de pouvoir des talibans.

De nombreuses personnes disant avoir travaillé pour des structures françaises ou des membres de la société civile ont demandé à être exfiltrées, alors que la situation à Kaboul est tendue, l’ambassade s’est repliée sur l’aéroport, cerné d’une foule d’Afghans qui voudrait être exfiltrée.

« Un État paria »

« Notre seul problème, c’est l’accès jusqu’à l’aéroport, avec les check-points talibans, puis l’entrée dans l’aéroport où c’est le chaos avec plus d’une dizaine de milliers de personnes qui se pressent à ses portes », a déclaré le ministre. Dans ces conditions, « tant que l’aéroport reste ouvert, tant que nos personnels y sont en sécurité, nous restons. Notre responsabilité morale collective est de faire en sorte que les Afghans menacés en raison de leurs engagements antérieurs soient évacués », a-t-il estimé.

Il a exhorté les États-Unis, qui tiennent l’aéroport, à poursuivre leur opération. « Je leur ai demandé, avec beaucoup de mes collègues, qu’ils prennent leurs responsabilités en faisant en sorte de permettre et de faciliter l’évacuation de l’ensemble des ressortissants et des auxiliaires afghans. » Sur le front diplomatique, il a répété attendre que les talibans remplissent certaines conditions avant de pouvoir prétendre à une reconnaissance internationale, « faute de quoi, l’Afghanistan deviendrait un État paria ».