Un été italien au rythme des free-parties

Depuis plusieurs mois, la presse italienne fait état de fêtes clandestines un peu partout dans la Péninsule et s’émeut du risque sanitaire. Une rave en particulier a retenu l’attention : tout juste conclue, elle aurait réuni jusqu’à 15 000 personnes pendant six jours et aurait été organisée par des Français, venus profiter d’une législation plus concliante.

La free-party qui a démarré le 13 août à Valentano “n’est que la dernière en date parmi les nombreuses fêtes illégales qui ont lieu dans la péninsule”, écrit Il Fatto Quotidiano. En Toscane, en Lombardie ou dans les Pouilles : cet été, la presse italienne égrène l’apparition de ces raves, s’indigne de leur caractère irrégulier et du non-respect des mesures sanitaires, et évoque parfois avec sensationnalisme l’usage de drogues qui s’y produit.

“Rave party dans la province de Crémone [Lombardie], rapportait l’agence ANSA le 25 juillet. Pas moins de 500 jeunes, arrivés de différents coins d’Italie, se sont rassemblés samedi soir.” “Sept cents personnes à une rave près de Lodi [Lombardie] sans masques ni distanciation”, relevait La Stampa fin juin, soulignant que le lieu de rassemblement, Maleo, n’était qu’à “6,5 kilomètres de Codogno, où avaient été relevés les premiers cas de Covid en Italie, en février 2020”.

Les raves, ou free-parties, sont “des rassemblements spontanés, organisés par bouche-à-oreille sur les réseaux sociaux ou des groupes sur WhatsApp et Telegram”, résume Open. Le plus souvent, ils ont lieu dans des hangars, des bâtiments désaffectés, des champs ou des forêts, et “ils attirent des jeunes de toute l’Italie et même de divers pays européens”.

“La plus grande free-party des dix à quinze dernières années en Italie”

“Pour n’en citer que quelques-unes, énumère le site d’information, il y a eu en juillet une rave près de Pise avec plus de 6 000 personnes, puis début août un rassemblement de plus de 1 000 personnes près de Bologne, et enfin, la rave de Valentano, dans la province de Viterbo […], à la frontière entre la Toscane et le Latium.”

Cette fête, évoquée plus haut, est sans doute celle qui a retenu le plus l’attention de la presse. Parce qu’elle s’est étalée sur six jours, avant que les autorités ne parviennent à l’interrompre, et parce qu’elle représentait, outre

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