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Les exilés cubains aux États-Unis, “principaux obstacles” à la levée des sanctions

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Le renforcement des sanctions prononcées contre Cuba par Joe Biden témoigne de l’influence du lobby des expatriés cubains sur la politique américaine. Ces représentants d’une “ligne dure” contre le régime et les errances du régime lui-même participent à la dégradation des conditions de vie sur l’île, estiment plusieurs observateurs internationaux. 

Au lendemain des grandes manifestations qui ont agité l’île de Cuba le 11 juillet dernier, Joe Biden réagissait dans un communiqué, déclarant au nom des États-Unis : “Nous nous tenons aux côtés du peuple cubain.” Une prise de position saluée par les manifestants – dont certains réclament une intervention de l’armée américaine –, mais jugée hypocrite par d’autres, qui rappelent le président américain à ses promesses de campagne. Le candidat Joe Biden s’était engagé à revenir sur les 243 mesures coercitives prononcées contre Cuba par Donald Trump.

Six mois après son investiture, “Biden n’a pas seulement maintenu ces mesures, mais il a même imposé davantage de sanctions après la répression brutale contre les manifestants”, écrit le quotidien La Vanguardia. Cette ”ligne dure”, réaffirmée le 15 juillet avec une déclaration annonçant “la faillite de l’État communiste”, est d’abord guidée par des “calculs politiques”, observe le journal espagnol, qui souligne le rôle de “l’influent lobby conservateur de Miami” dans les décisions du président américain.

La diaspora cubaine de Floride, un lobby puissant

À la suite de la révolution de 1959, “l’émigration massive de Cubains vers le sud de la Floride a transformé la question des relations avec l’île en un sujet de politique interne aux États-Unis”, explique la BBC. 

Avec une population de près de 2,3 millions d’individus, les Cubains représentent la troisième communauté hispanophone des États-Unis, derrière les Mexicains et les Portoricains. Une diaspora très importante pour un pays de seulement 11,3 millions d’habitants, et organisée autour du rejet du régime castriste, que ses membres ont fui.

“À la fin de la guerre froide, Cuba ne représentait plus un problème important de politique extérieur pour les États-Unis, constate William LeoGrande, professeur à l’American University School of Public Affairs, mais la communauté cubano-américaine avait eu le

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Serge Hastom

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