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Planète influenceurs. Jonathan Kubben, le grand voyageur qui voulait rassurer sa maman

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Jonathan Kubben. (CAPTURE D’ÉCRAN INSTAGRAM)

Âgé de 32 ans, Jonathan Kubben a quitté la Belgique il y a quelques années « avec juste un téléphone et un panneau », explique-t-il. De son compte Instagram, si l’on n’y prend pas garde, on ne retient que les superbes photos d’un beau jeune homme qui prend la pose aux quatre coins du monde. Sur une plage, entouré de jolies filles, dans une montgolfière, ou sous l’eau au milieu des requins.

Mais quand on y regarde bien, Jonathan Kubben a tout le temps à la main, un petit panneau avec l’inscription en noir et blanc : « Mom I’m fine ! », ce qui signifie « Maman, je vais bien ! »

L’histoire débute en 2016. Jonathan est alors consultant à Bruxelles. Sur un coup de tête, il vend tout et part faire le tour du monde, malgré l’inquiétude de sa chère maman, Mexicaine et angoissée : « Ma mère s’inquiétait parce que j’allais à un festival et elle me disait de faire attention aux gens qui prennent de la drogue, relate-t-il. Je lui ai alors envoyé une photo avec un panneau qui disait : ‘Maman je ne prends pas de drogue, je suis juste heureux’ ! »

Je voulais associer ‘Mom I’m fine’ à une cause : ce sera l’éducation et l’écologie.

Un message au départ humoristique qu’il a mis au service d’un projet humanitaire et d’un mode de vie. En cinq ans, c’est devenu un cri de ralliement, une marque de vêtement et un engagement. 

Sur son compte Instagram, Jonathan partage ses aventures humaines et sportives comme un séjour avec une tribu en Amazonie, 600 km à dos de chameau dans le désert, toujours avec cette signature. Rapidement, ses photos attirent les sponsors.

Un jour, il est remarqué par des ONG dont l’Unicef. Il hésite entre la cause des enfants et la défense de la planète. « Je voulais associer ‘Mom I’m fine’ à une seule cause, souligne-t-il. Le problème c’est qu’il y avait ces deux-là, donc j’ai décidé de créer une école faite à partir de plastique recyclé pour les enfants défavorisés au Mexique, mais sans l’aide du gouvernement et sans l’aide de marques qui me sponsorisent, juste avec mes followers. » Une partie de ses quelque 450 000 followers ont répondu présent.

Pour autant, Jonathan ne se considère pas comme un humanitaire. « J’ai juste suivi mon chemin », précise-t-il.

C’est juste dire : regardez ce n’est pas sûr que vous allez réussir mais l’essai en vaut la peine, allez-y, foncez, sinon après vous allez avoir des remords.

Jonathan continue à nager avec des crocodiles, à sauter depuis un avion ou du haut des falaises, pancarte à la main. Sa maman n’est toujours pas rassurée, reconnaît-il, mais son message « Oser pour soi, oser pour prendre soin des autres et de la planète » infuse.

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