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Condamné à l’euthanasie, Geronimo l’alpaga met les Britanniques en émoi

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Porteur de la tuberculose bovine, un alpaga élevé au Royaume-Uni doit être mis à mort de façon imminente. Mais sa propriétaire conteste la validité des tests de dépistage. Une pétition forte de 100 000 signatures demande au gouvernement d’intervenir. Sans succès, pour le moment.

“Je suis prête à me mettre en travers du chemin de celui qui viendra abattre Geronimo.” Le vendredi 6 août, Helen McDonald crie son désespoir en une du tabloïd The Sun. L’éleveuse d’alpagas vient de perdre un dernier recours devant la Haute Cour de Londres. Son protégé, porteur de la tuberculose bovine, est condamné à l’euthanasie.

Depuis, le sort de Geronimo “mobilise la population”, assure The Guardian. Une pétition adressée au Premier ministre britannique Boris Johnson a recueilli à ce jour plus de 100 000 signatures. “Des boucliers humains ont été invités à venir protéger Geronimo dès le lever du jour lundi, et des amis des animaux se sont rassemblés à Londres dans l’après-midi”, rapporte le quotidien The Times. Sans leurs alpagas, finalement, malgré l’annonce des organisateurs.

Cinq cents bêtes tuées par semaine à cause de la bactérie

D’après Helen McDonald, la décision prise par les autorités – dans le but d’éviter la transmission de la maladie au bétail – se fonde sur deux tests de dépistage peu fiables. Dont “le premier avait été réalisé dès l’arrivée de l’alpaga en provenance de Nouvelle-Zélande voilà quatre ans”, contextualise The Guardian. Sa propriétaire assure avoir, depuis, dépensé 80 000 livres (environ 94 000 euros) en frais de justice pour sauver le mâle aujourd’hui âgé de 6 ans.

De leur côté, les groupes de défense des droits des animaux demandent la réalisation d’un test PCR, réputé plus fiable. Pour l’heure, le secrétaire d’État de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales, George Eustice, refuse de céder. L’homme politique conservateur s’est même fendu d’une tribune dans le Mail on Sunday, le dimanche 8 août, pour défendre la démarche. “Chaque semaine, nous sommes contraints d’abattre en moyenne cinq cents bêtes pour cause de maladie”, y écrit-il.

Or, derrière chacun de ces cas se trouve un éleveur en situation dramatique à cause des pertes subies.”

Les vétérinaires interrogés par The Guardian abondent : “Ils affirment que ce n’est pas parce que Geronimo est un alpaga qu’il doit bénéficier d’une exemption des règles qui s’appliquent à tous les autres animaux.” Premières victimes de cette politique stricte, les blaireaux, cibles de campagnes d’abattage récurrentes et controversées depuis 2013.

Les services de l’État disposent de vingt-huit jours, à partir de la décision de justice, pour abattre “le camélidé à la crinière-serpillère”, précise le journal. La “mise à mort” de Geronimo pourrait intervenir dès ce début de semaine.

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