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En Zambie, la tension est à son comble à l’approche de la présidentielle

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Les candidats à la présidentielle se suivent et se ressemblent, en Zambie. Comme en 2015, après la mort soudaine de Michael Sata en exercice, puis en 2016, Edgar Lungu et Hakainde Hichilema seront face à face le 12 août. Pour la presse, l’élection étant la plus contestée de l’histoire du pays, la crainte d’une guerre civile plane.

C’est un triptyque explosif qui entoure l’élection présidentielle zambienne du 12 août : “Violence politique, effondrement économique et Covid-19”, résume le journal sud-africain Daily Maverick. À trois jours du vote, la présence des forces armées dans les rues de Lusaka, la capitale, donne le ton. Elles ont été déployées le 2 août par le président sortant, Edgar Lungu, en vue de contenir les troubles préélectoraux qui ont causé au moins deux morts.

Le duel entre les principaux candidats, le président sortant, Edgar Lungu, et son rival, Hakainde Hichilema, cristallise les tensions. Pour la troisième fois consécutive, ils s’affrontent à travers les urnes lors d’un vote qui s’annonce serré. En 2016, le chef du Front patriotique (PF) au pouvoir avait remporté l’élection de justesse, avec 100 000 voix d’avance.

Une question de vie ou de mort

Mais cette fois-ci l’étau se resserre autour d’Edgar Lungu. Le président doit défendre le bilan d’un mandat très critiqué, notamment sur le terrain économique. Depuis son accession au pouvoir en 2015, le nombre d’adultes n’ayant pas les moyens de consommer plus d’un repas par jour a atteint les 40 %, selon l’organisme Poverty Action. Le marasme économique dont souffrent les Zambiens est ainsi au cœur de sa campagne.

Mais, ces derniers jours, celle-ci a pris des airs de règlement de compte personnel. Ainsi, le 7 août, le président sortant a agité de graves menaces contre son adversaire : “Quand je serai réélu, je l’enverrai en prison”, a-t-il promis lors d’un meeting de campagne dans l’influente province minière de Copperbelt. Il accuse Hakainde Hichilema, économiste de formation et consultant pour le gouvernement dans les années 1990, de s’être enrichi sur le dos des Zambiens, lors de la privatisation des mines. Une stratégie par laquelle Lungu “espère discréditer son adversaire à tout prix”, analyse African Arguments.

Pour leur nouveau duel politique, tous les coups semblent permis. Les deux hommes “considèrent les élections du 12 août comme une question de vie ou de mort et sont susceptibles de se rebeller violemment contre les résultats”, anticipe le site d’information zambien News Diggers.

Pauline Le Troquier

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