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Dans le nord de l’Irak, les chiens détecteurs de mines sont à pied d’œuvre

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Dans un reportage, le Guardian s’intéresse à une brigade canine de choc sillonnant la plaine de Sinjar, truffée d’engins explosifs improvisés disséminés par Daech. À sa tête, des yézidis, dont la communauté a été martyrisée par le groupe djihadiste.

Branco “s’arrête, s’assied en remuant la queue et en regardant son maître avec enthousiasme”. Dans ce secteur de la plaine de Sinjar, dans le nord de I’Irak, le berger belge de 8 ans vient de repérer une mine artisanale enfouie, raconte The GuardianBranco est l’un des membres d’une brigade canine d’élite participant au nettoyage de cette région contrôlée de 2014 à 2017 par le groupe djihadiste État islamique (EI), qui a laissé derrière lui d’innombrables engins explosifs.

“Le déminage est encore loin d’être terminé mais il avance bien plus rapidement grâce à l’arrivée de la petite équipe de chiens renifleurs”, assure le journal britannique.

Pendant que les humains ratissent un couloir qu’on sait miné avec des détecteurs de mines, les chiens parcourent les zones qui s’étendent de chaque côté et qui sont considérées comme peu ou moyennement risquées, à la recherche d’engins explosifs isolés.”

Les chiens sont à pied d’œuvre à partir de 5 heures du matin afin de leur éviter la chaleur de la zone. Les températures flirtent ici avec les 50 °C.

Entraînement spécifique

Habituellement, les chiens renifleurs sont entraînés à flairer les explosifs, notamment le TNT. Mais les engins explosifs improvisés demandent un entraînement spécifique, explique The Guardian.

Formés en Bosnie-Herzégovine, ces chiens peuvent également repérer le caoutchouc, le métal et les piles. C’est essentiel parce que les engins sont souvent fabriqués à partir d’objets du quotidien, par exemple une casserole ou une marmite, avec un détonateur et une pile.”

Les maîtres, qui ont noué des liens d’amitié avec leur collègue à quatre pattes, sont tous issus de la communauté yézidie, martyrisée par l’EI. Vian Khaider Khalaf, 26 ans, la maîtresse de X-Lang, a encore des membres de sa famille dans un camp de déplacés dans le Kurdistan irakien. “Notre objectif, c’est de rendre les gens à leur terre, que les gens puissent à nouveau cultiver la terre”, affirme le superviseur de la brigade, lui aussi yézidi.

Source

L’indépendance et la qualité caractérisent ce titre né en 1821, qui abrite certains des chroniqueurs les plus respectés du pays. The Guardian est le journal de référence de l’intelligentsia, des enseignants et des syndicalistes. Orienté au

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