InternationalAdidas se déleste (enfin) de Reebok

Adidas se déleste (enfin) de Reebok

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Sa filiale américaine était devenue un “boulet” pour l’équipementier allemand. Adidas a annoncé jeudi soir la vente de la marque d’articles de sport à la société new-yorkaise Authentic Brands Group, pour 2,1 milliards d’euros.

“C’est la fin d’un quiproquo qui a duré des années”, résume la Süddeutsche Zeitung. L’équipementier sportif Adidas a annoncé jeudi 12 août avoir revendu à la société d’investissement Authentic Brands Group (ABG) sa filiale américaine Reebok pour 2,1 milliards d’euros.

“Les attentes étaient énormes”, se souvient le quotidien de Munich, quand Adidas, en rachetant Reebok il y a 16 ans pour 3,2 milliards d’euros, pensait “réduire considérablement l’écart qui le séparait du leader mondial américain Nike”. Et que le “deuxième plus grand fabricant d’articles de sport à l’époque” espérait “prendre pied sur le marché le plus important, car le plus vaste, des articles de sport”, en avalant alors son troisième plus grand acteur.

Soulagement

Mais “l’euphorie est vite retombée”. Et c’est “le soulagement qui domine désormais au siège d’Adidas à Herzogenaurach” après l’annonce de la revente.

“Après des mois de négociations”, ABG, dont le siège est à New York, versera une majorité du prix d’achat en espèces, une fois la transaction finalisée début 2022, qu’Adidas “distribuera en majorité à ses actionnaires”. ABG, “qui n’est pas un équipementier mais un spécialiste de la gestion des marques et des droits de licence”, l’a emporté sur “une demi-douzaine de candidats sérieux”. Le PDG d’Adidas, Kasper Rorsted, avait décidé de vendre la filiale américaine en février 2021.

Reebok n’a jamais réussi à égaler la croissance “en termes de vente et de rentabilité de sa grande sœur Adidas” et a même perdu des parts de marché et de son prestige auprès des consommateurs. La filiale était devenue un “boulet” pour Adidas. Depuis le début de l’année, le fleuron allemand poursuit donc “une stratégie de marque unique”. Autrement dit, “trois bandes et rien d’autre”.

Source

Créé en 1945, le “Journal du sud de l’Allemagne” compte parmi les quotidiens suprarégionaux de référence du pays. De tendance libérale, il est un grand défenseur des valeurs démocratiques et de l’État de droit. Il emploie ou a employé les meilleures

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