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Face au réchauffement climatique, nos organismes ne pourront pas tout supporter

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Notre corps est en mesure de réguler sa température interne et de s’acclimater, mais jusqu’à une certaine limite. L’humidité de l’air, l’âge et l’effort peuvent modifier notre résistance à la chaleur extrême.

Du fait du changement climatique, les grosses canicules sont plus fréquentes et plus sévères, comme nous l’avons vu avec les vagues de chaleur qui ont balayé l’ouest des États-Unis ces deux dernières semaines [l’article a été publié le 10 juillet]. Selon certains modèles climatiques, des pans entiers du globe terrestre vont devenir inhospitaliers pour l’homme au cours du prochain siècle. Mais ce qui rend un endroit invivable, ce n’est pas simplement une température particulière ; et prendre en compte l’humidité ambiante ne suffit pas non plus à expliquer complètement les limites du corps humain en cas de chaleur extrême. Le seuil de tolérance peut varier d’une personne à l’autre, et la capacité d’une personne à supporter la chaleur peut changer. Comprendre nos limites, et ce qui les détermine, s’avère d’autant plus important que les températures mondiales grimpent et que les phénomènes météorologiques extrêmes deviennent plus difficiles à prévoir.

“On aurait pu penser que nous aurions eu le choix entre le bien et le mal”, explique Camilo Mora, chercheur en climatologie à l’université d’Hawaii, mais désormais, en matière de fortes chaleurs, “on a juste le choix entre avoir plus de ceci ou beaucoup plus de cela”. Dans le cadre d’une étude publiée dans Nature Climate Change en 2017, Camilo Mora et son équipe ont analysé des centaines d’épisodes caniculaires dans le monde afin de déterminer les combinaisons de chaleur et d’humidité qui risquaient d’entraîner le plus de décès, et où ces conditions seraient susceptibles d’être réunies à l’avenir.

30 % de la population mondiale exposée

D’après leurs constatations, aujourd’hui environ 30 % de la population mondiale est exposée, pendant au moins vingt jours par an, à une combinaison de chaleur et d’humidité pouvant causer la mort, et ce pourcentage devrait passer à près de la moitié d’ici 2100, même en tenant compte des réductions les plus drastiques des émissions de gaz à effet de serre. D’autres chercheurs ont observé que le changement climatique augmente de plusieurs centaines de fois le risque d’apparition de vagues de chaleur et cause plus d’un tiers des décès liés à la chaleur. Nous sommes en train de modifier notre planète ; quelles sont les limites de ce que nous pouvons supporter ?

Mammifères à sang chaud, les humains ont une température corporelle constante, qui se situe autour de 98 °F [37 °C]. Notre corps est conçu pour fonctionner à peu près correctement à cette température, grâce à un équilibre constant entre pertes et gains de chaleur. Les problèmes commencent lorsque notre corps ne parvient plus à perdre de la chaleur assez vite (ou la perd trop rapidement dans le froid, mais concentrons-nous sur la chaleur pour l’instant). Une élévation trop forte de votre température corporelle peut entraîner un arrêt des fonctions de tout l’organisme, des organes aux enzymes. Selon Elisabeth Hanna, chercheuse en santé publique au sein de l’Université nationale australienne, qui étudie les chaleurs

[…]

Casey Crownhart

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Fondée en 1899, la revue est installée sur le campus du célèbre Massachusetts Institute of Technology (MIT). C’est le magazine des ingénieurs, des scientifiques et des hommes d’affaires soucieux de s’informer des nouvelles tendances technologiques

[…]

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