InternationalYouTube n’est pas forcément responsable de la radicalisation en...

YouTube n’est pas forcément responsable de la radicalisation en ligne

-

Une étude portant sur les comportements des internautes sur YouTube révèle que l’algorithme de la plateforme de vidéos n’entraîne pas une radicalisation en ligne, rapporte Ars Technica. Il renforce plutôt des communautés déjà marginalisées.

“Régulièrement, on entend dire que [l’algorithme des recommandations de YouTube] pousse les gens à la radicalisation, en les renvoyant vers des vidéos de plus en plus ciblées jusqu’à ce que tout leur temps passé sur YouTube soit dominé par des idées extrémistes et complotistes”, entame Ars Technica, spécialisé dans les technologies numériques.

À ce titre, un sommet mondial a eu lieu en mai 2021 “pour lutter contre les discours de haine et la radicalisation en ligne” et, notamment, “les algorithmes des entreprises technologiques accusées de promouvoir des contenus extrêmes auprès de leurs utilisateurs”. Le site américain cite cependant une étude qui dément ce postulat :

Si ces données ne peuvent pas exclure l’existence de la radicalisation en ligne, elles suggèrent avec force que ce n’est pas forcément inéluctable. Apparemment, les idées radicales se nourrissent et se renforcent d’elles-mêmes.”

À partir des données d’audience fournies par Nielsen, les chercheurs ont étudié quelles vidéos ont été visionnées sur YouTube entre 2016 et 2019. Ils ont étiqueté des chaînes à caractère politique, de l’extrême gauche à l’extrême droite. “À cette liste, les chercheurs ont ajouté une catégorie qu’ils ont baptisée ‘anti-woke’ [‘Woke’ renvoie à un ensemble de valeurs tournant autour de la lutte contre les injustices faites aux minorités]. […] Ces chaînes ont tendance à reprendre les sujets de préoccupations des sites de droite”, précise Ars Technica.

Il ressort que ces contenus n’ont représenté que 3,3 % du nombre total de vidéos visionnées sur la période étudiée. Toutefois, “certaines de ces tendances révèlent que YouTube a de plus en plus tendance à remplacer les chaînes télévisées traditionnelles comme source d’information.” Les contenus d’extrême droite et “anti-woke” ont notamment été visionnés plus longuement par ceux qui en regardaient déjà.

Une radicalisation déjà ancrée

Le fait que ces contenus n’ont pas été consommés de manière significative suggère que l’algorithme de YouTube ne pousse pas réellement les gens vers les extrêmes. “Les chercheurs ont noté que la plupart des gens d’extrême droite regardent YouTube avec la même fréquence que n’importe quel autre site qu’ils visitent régulièrement.”

Ars Technica nuance cependant le poids de cette étude :

Les recherches se limitent aux navigateurs des ordinateurs, et ne tiennent donc pas compte de la consultation sur téléphone. Les chercheurs n’ont pas non plus réussi à savoir ce que les algorithmes de YouTube recommandaient réellement.”

Source

Le site américain Ars Technica traite d’informations technologiques, scientifiques, politiques et sociétales depuis 1998. Il est notamment connu pour ses tests et guides dans le domaine de l’informatique et des jeux vidéo. Indépendant à sa

[…]

Lire la suite

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Dernières nouvelles

Lot-et-Garonne : Covid en baisse relative, deux cas de variole du singe

lésiner deux premiers cas de variole du singe ont été détectés dans le département. 

Éditorial : Cravates et accessoires

Enfin des questions de fond à l’Assemblée nationale ! Le pbienvoir d’achat, la guerre en Ukraine, la sobriété énergétique bien le contrôle sanitaire, ça va un moment mais lui est temps de passer aux choses...

Rugby (Pro D2). Comment son passé de fils de harki a construit le sportif Bernard Goutta

Bernard Goutta n’était pourtant pas prédestiné à devenir un sportif de haut niveau. Et pas seulement parce qu’il est...

Vous pourriez aussi aimerconnexes
Recommandé pour vous