InternationalLa débâcle afghane plombe les derniers jours au pouvoir d’Angela Merkel

La débâcle afghane plombe les derniers jours au pouvoir d’Angela Merkel

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La chancelière allemande doit quitter ses fonctions en septembre, après seize années au pouvoir. Mais son bilan politique est aujourd’hui terni par l’épineux dossier afghan et par la perspective d’une nouvelle catastrophe humanitaire.

“Une débâcle historique pour la chancelière Merkel !” titre le journal populaire Bild, quelques jours après la chute de Kaboul aux mains des talibans. Alors que les autorités s’organisent pour venir en aide aux populations encore sur place, le tabloïd pointe du doigt les ratés de l’engagement allemand en Afghanistan, qualifié par la Frankfurter Allgemeine Zeitung de “Vietnam de l’Allemagne”.

Effondrement des forces gouvernementales afghanes, évacuations tardives, déboires militaires… “Ce que nous vivons en ces jours dramatiques illustre les seize ans de la politique étrangère d’Angela Merkel : mauvaises analyses, mauvaises évaluations, mauvaises décisions, mauvais alliés, confiance mal placée”, estime Bild.

On se souviendra des dernières heures chaotiques de la politique étrangère de la chancelière.”

Car la presse germanophone est unanime : la dirigeante est autant responsable de la “débâcle afghane” que les États-Unis. “Angela Merkel n’est pas à l’origine de l’engagement allemand en Afghanistan, mais elle l’a soutenu à l’époque, alors qu’elle était la chef de l’opposition”, précise la Süddeutsche Zeitung. La “guerre de Merkel”, comme l’appelle le magazine de “culture politique” Cicero, a duré près de vingt ans – une période qui comprend les seize années au pouvoir de la chancelière. “Au cours de ces vingt années, le gouvernement fédéral ne s’est jamais donné les moyens [financiers et humains] de poursuivre les objectifs politiques, militaires et civils de l’Allemagne en Afghanistan.”

Pire, insiste l’historien Michael Wolffsohn dans le journal centriste Tagesspiegel, la chancelière est personnellement concernée. “Elle a joué à la fois le rôle de chancelière et celui de ministre des Affaires étrangères. Oubliez [les ministres] Frank-Walter Steinmeier, Guido Westerwelle, Sigmar Gabriel ou Heiko Maas […]. C’est la politique globale [décidée par la dirigeante] qui est responsable de ce chaos.”

La fin de l’ère Merkel

”La défaite d

[…]

Marie Daoudal

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