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Le Bélarus déclare « extrémiste » un groupe de hackeurs qui dit avoir visé les autorités

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Cette cyberattaque a été revendiquée par les hackeurs comme signe de protestation contre la répression de l’opposition menée par le régime

Les autorités bélarusses ont classé ce mercredi 18 août comme « extrémiste » un groupe de hackeurs qui assure avoir mené une cyberattaque massive contre le ministère de l’Intérieur, en signe de protestation contre la répression de l’opposition menée par le régime.

Ce groupe, Kiber Partizany (« Cyber-Partisans » en russe), a commencé à publier le mois dernier ce qu’il présente comme les enregistrements audio de responsables du ministère de l’Intérieur bélarusse ordonnant le recours à la violence contre les manifestants d’opposition.

Cette cyberattaque a été revendiquée par les hackeurs comme « la plus grande dans l’histoire du Bélarus » et le groupe publie sur Telegram des enregistrements audio quasiment chaque jour. Il a aussi révélé des informations personnelles des responsables, selon les hackeurs, de la répression des manifestations.

Une répression sévère

La désignation d’« extrémiste » signifie que le partage de toute publication de ces chaînes peut aboutir à une amende ou à une arrestation. Elle aggrave aussi les peines encourues par les membres ou les soutiens financiers du groupe.

Les Cyber-Partisans avaient affirmé dans un courriel à l’AFP la semaine dernière que leur opération se poursuivait, revendiquant avoir piraté plus de cinq téraoctets de données du ministère de l’Intérieur « et pas seulement ».

Contactés à plusieurs reprises par l’AFP, le ministère, le Parquet et le Comité d’enquête bélarusses, n’ont pas donné suite.

Commentant leur désignation comme « extrémistes » mercredi sur Telegram, les hackeurs ont indiqué : « Sans aucun doute, il s’agit d’un signe de la qualité de notre travail. »

Les autorités au Bélarus mènent depuis des mois une répression sévère du mouvement de contestation né après l’élection jugée frauduleuse du président Alexandre Loukachenko en août 2020. Les opposants ont été arrêtés ou contraints à l’exil, tandis que de nombreuses ONG et médias indépendants ont été liquidés par la justice.

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