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Avec sa stratégie “zéro Covid”, la Nouvelle-Zélande devient une “dystopie autarcique”

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La Première ministre Jacinda Ardern a annoncé lundi 23 août qu’elle s’en tenait à sa “stratégie d’élimination” et que le pays resterait confiné jusqu’au 27 au moins. Ce qui fait dire à ce journaliste du Daily Telegraph que, si cette intransigeance a porté ses fruits l’an dernier, la Nouvelle-Zélande a désormais tout faux.

C’est un juste retour des choses, ni plus ni moins. Début août, Jacinda Ardern, Première ministre de Nouvelle-Zélande, annonçait le maintien de la stratégie “zéro Covid” jusqu’à nouvel ordre. Peu après, le 17 août, un confinement national strict était mis en place en raison d’un seul et unique cas de Covid-19. Ainsi le veut la pandémie.

Entre le 17 et le 19 août, une vingtaine d’autres cas ont été dépistés [et 107 au 23 août]. Le virus circulait déjà depuis plusieurs semaines au sein de la population, non vaccinée dans son immense majorité. Tout compte fait, le risque de contracter le Covid n’avait pas disparu. Après l’Australie, qui vit une hausse quotidienne du nombre de cas en dépit de confinements stricts, la Nouvelle-Zélande pourrait se retrouver elle aussi dans une impasse : confinée, en danger et sans issue.

La stratégie néo-zélandaise face au Covid a été idéalisée en 2020. La petite nation insulaire a éliminé le virus grâce à des confinements brefs, la fermeture des frontières et un suivi efficace des cas contacts, permettant à la population d’échapper dans l’ensemble aux restrictions. La croissance économique est élevée et le taux de mortalité est faible. Mais ce qui a fonctionné en 2020 n’est pas forcément pertinent en 2021.

Une stratégie au coût prohibitif

Aujourd’hui, nous avons le vaccin, qui diminue considérablement le risque d’hospitalisation et de décès lié au virus. Ça ne veut pas dire que les risques sont inexistants, pas plus que le nombre de contaminations est inexistant. Mais le vaccin change la donne : le coût d’une stratégie d’

[…]

Matthew Lesh

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Atlantiste et antieuropéen sur le fond, pugnace et engagé sur la forme, c’est le grand journal conservateur de référence. Fondé en 1855, il est le dernier des quotidiens de qualité à ne pas avoir abandonné le grand format.
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