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Ce que dit “AlRawabi School for Girls” de la société en Jordanie

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Diffusée sur Netfilx, la série, créée par une Jordanienne, raconte l’histoire d’adolescentes victimes de harcèlement qui finissent par se venger. Une fiction qui met le doigt sur des vrais problèmes de société en bousculant l’idée que l’on se fait du royaume hachémite. Peut-être un peu trop.

Depuis sa sortie le 12 août, la série AlRawabi School for Girls, réalisée par l’actrice et autrice jordanienne Tima Shomali, “suscite un débat en ligne” en Jordanie, rapporte le journal local Al-Ghad.

La série raconte l’histoire d’une adolescente harcelée dans un lycée prestigieux du monde arabe par un groupe de lycéennes qui décide de s’unir avec d’autres jeunes filles subissant le même sort et de se venger de leurs persécutrices.

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Sur le site libanais Daraj, une journaliste jordanienne estime que la série, dont l’action se déroule dans le quartier Al-Rawabi, situé à Amman, la capitale de la Jordanie, “brise l’image idéale de la société jordanienne”.

Les Jordaniens se divisent entre les ‘pour’ qui estiment que la série soulève des sujets de société tabous comme l’intimidation, le harcèlement et les ‘crimes d’honneur’, et les ‘contre’ qui considèrent certaines scènes comme audacieuses et contraires aux us et coutumes de la société, en référence aux tenues vestimentaires et au langage utilisé.”

La fiction doit révéler les peurs et les hontes

Certains députés ont pris la parole pour expliquer que “le contenu de la série est étranger à la société jordanienne”, explique Daraj. “Notre société n’est pas comme ça. La société jordanienne est une société conservatrice”, dit l’un d’eux. “C’est une histoire fictive dans une société laide”, ajoute un deuxième.

Mais, globalement, estime The Jordan Times, la série a “suscité des réactions majoritairement positives”. Une série “acceptée par un public plus nombreux” que pour Jinn, la première série jordanienne produite par Netflix, note le journal panarabe Al-Araby Al-Jadid.

Un éditorial publié dans les colonnes d’Al-Ghad tranche à sa manière le débat.

Une partie de ce que montre la série ‘Al Rawabi School for Girls’ est vraie. Nous pouvons être en désaccord sur certains détails ou être réservé quant à l’utilisation de certains mots, mais la fonction de la fiction est de révéler ce que nous avons peur d’affronter ou honte d’admettre.”

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