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L’Ouganda et le Rwanda, premiers pays d’Afrique à accueillir des réfugiés afghans

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Alors que l’Ouganda a accueilli le premier convoi d’exilés afghans en Afrique le 25 août, le Rwanda s’apprête à recevoir sur son sol les membres du seul internat afghan réservé aux filles.

Deux semaines après la prise de Kaboul par les talibans, l’Ouganda et le Rwanda, eux-mêmes cernés par les nouveaux fronts ouverts dans la région, ont choisi d’accueillir des réfugiés afghans. “En première ligne de l’aide humanitaire”, se félicite le journal ougandais Daily Monitor.

“Un premier contingent [de réfugiés] est arrivé hier [le 25 août] à bord d’un avion privé”, clame la une du Daily Monitor. Pour l’heure, 51 Afghans sont arrivés à l’aéroport international d’Entebbe, précise le communiqué du ministère des Affaires étrangères ougandais. À terme, Kampala a prévu d’en accueillir 2 000.

La tradition de l’accueil

L’accueil de ces exilés a été reçu avec quelques réticences sur place ; la région alentour est, elle aussi, en proie au danger islamiste. Mais l’Ouganda a aussi une longue tradition d’ouverture envers les réfugiés, puisqu’il en “accueille actuellement plus de 1,4 million, soit le nombre le plus élevé d’Afrique”.

Kampala compte aussi sur les retombées positives de ce geste. “En accueillant des Afghans, l’Ouganda est gagnant”, a tranché en une le Daily Monitor. “La présence de réfugiés afghans va favoriser la réhabilitation des centres de santé et des écoles”, poursuit le journal ougandais.

Les Afghanes et leurs proches

Pour sa part, le Rwanda va accueillir sur son sol l’unique internat de filles d’Afghanistan, la School of Leadership (Sola). “Environ 250 étudiantes, membres de leurs familles et membres du personnel [de l’école] sont en route pour le Rwanda, via le Qatar”, rapporte Shabana Basij-Rasikh, la fondatrice de Sola, citée par BBC Africa.

L’initiative est symbolique : les femmes et les filles ont été privées d’instruction lorsque les talibans étaient au pouvoir en Afghanistan entre 1996 et 2001. Shabana Basij-Rasikh s’en souvient. “Elle a récemment annoncé qu’elle brûlait les dossiers des élèves ‘non pas pour les effacer, mais pour les protéger ainsi que leurs familles’”, raconte FaceToFace Africa.

“Sola” signifie “paix” en pachto. Les membres de l’internat espèrent trouver à Kigali un havre tranquille, pour un semestre au moins, avant de regagner l’Afghanistan.

Pauline Le Troquier

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