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Au Département, c’est non à « toute » participation financière sur la LGV

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Vendredi matin, en commission permanente, les élus du conseil départemental ont à l’unanimité refusé la participation du 47 au financement de la LGV. Et ce n’est pas négociabe.

Ce n’est pas une surprise. Au-delà de leurs divergences politiques, tous les élus lot-et-garonnais font bloc au sujet de la participation au financement de la ligne à grande vitesse « Grand Projet Sud-Ouest » (GPSO), autrement dit la LGV Toulouse-Bordeaux. Ce vendredi matin, la commission permanente du conseil départemental du Lot-et-Garonne a décidé, à l’unanimité, « de refuser toute participation financière au projet GPSO au regard des motivations présentées ». Le mot « toute » n’est pas anodin.

« S’engager à financer GPSO pour près de 3,15 M€ par an pendant 38 ans amputerait notre collectivité d’une capacité d’investissement considérable et dégraderait de façon inacceptable les ratios de gestion, notamment de désendettement de notre collectivité, a expliqué la présidente Sophie Borderie en présentant le rapport. Notre Département laisserait une dette pour les générations futures en obérant toutes nouvelles perspectives ou possibilités d’investissement ».

Rappelons que le coût du projet GPSO est pour l’instant estimé par l’Etat à 14,3 milliards d’euros. Les collectivités d’Occitanie et de Nouvelle-Aquitaine doivent financer 5,7 milliards d’euros (soit 40 %) dont 2,6 milliards d’euros pour la Nouvelle-Aquitaine. La part sollicitée auprès du Lot-et-Garonne représenterait aux alentours de 120 M€. « L’expression aux alentours, a fait remarquer Sophie Borderie, signifie que le conseil départemental, comme la plupart des autres financeurs potentiels, ne dispose d’aucun document financier finalisé proposant un montant stable ».

En toute transparence avec Carole Delga et Alain Rousset

Elle a regretté également que le Département n’ait pas été associé aux discussions préparatoires. Il aurait aimé disposer d’un dossier complet « susceptible de justifier les coûts et leur répartition ». Sophie Borderie a, cette semaine, agi en toute transparence avec Carole Delga, présidente de l’Occitanie, et Alain Rousset, président de la Nouvelle-Aquitaine, en relayant la position du 47. Les échanges ont été respectueux. Il n’y a pas de rupture sur le plan politique.

Selon nos informations, les services du Lot-et-Garonne ont été contactés informellement pour voir s’il était envisageable de travailler sur une baisse de la participation financière. Ils n’ont pas donné suite.

Le conseil départemental rappelle qu’il a déjà financé près de 35 M€ pour soutenir les projets de ligne à grande vitesse. 33,60 M€ ont été dégagés pour le tronçon Tours-Bordeaux et 1,13 M€ pour les études techniques et réglementaires nécessaires au projet GPSO. Il considère enfin que ce projet est avant tout national et européen. Il doit donc être en priorité financé par l’Etat et l’Europe et non par les collectivités locales, sur le modèle des lignes LGV Méditerranée ou LGV Rhônes-Alpes.

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