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Des médecins marseillais mettent en évidence un lien possible entre les symptômes du Covid long des jeunes et des atteintes au cerveau

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Les enfants aussi peuvent souffrir d’un Covid long, c’est la conclusion d’une équipe de médecins de l’hôpital de la Timone à Marseille (article en anglais). Ils ont suivi des enfants souffrant de symptômes prolongés et ont démontré, imagerie à l’appui, que leur cerveau était atteint. C’est une première. Franceinfo a pu rencontrer l’une des pédiatres qui a mené ces recherches.

Les pédiatres ont d’abord suivi 201 jeunes patients touchés par le Covid-19 lors de la première vague. Plus d’un an après l’infection 17% d’entre eux avaient encore des symptômes : fatigue intense, problèmes de mémoire, de concentration, maux de tête… etc. Comme pour les adultes victimes de Covid long, aucune lésion physique d’organes n’a été décelée sur ces enfants.

Le docteur Aurélie Morand a donc soumis sept de ses petits patients à une exploration plus poussée, via un TEP-Scan et elle a découvert que leur cerveau était touché. « Sur le TEP-scanner on a remarqué cet hypométabolisme présent dans des régions particulières, le bulbe olfactif, le tronc cérébral, tout ce qui est région du cervelet. C’est tout un circuit qui est impliqué dans la douleur, la mémoire, l’olfaction. On pense que le fait que ces zones-là soient hypofonctionnelles, marchent moins bien, pourrait expliquer leurs symptômes », détaille-t-elle.

Image extraite de l’une des études des médecins de l’hopital de la Timone. (European Journal of Nuclear Medicine and Molecular Imaging)

Les enfants touchés par un Covid long sont souvent des adolescents, ce sont plutôt des filles avec un terrain allergique. D’autres recherches doivent étoffer ces données mais sur la base de ces deux premières études la pédiatre infectiologue veut sensibiliser les médecins et les parents. « C’est sûr que le fait d’avoir mis en évidence des anomalies permet d’expliquer aux médecins, comme aux patients, que ce qu’il se passe a une réalité organique, physiologique. Ce qu’il faut avoir en tête c’est qu’un patient qui a des symptômes qui entraînent une diminution de sa qualité de vie tellement importante qu’il n’est plus capable d’aller à l’école, de se lever ou de faire ses activités de la vie quotidienne, doit être référé à un hôpital pour pouvoir faire le point et faire la part des choses. »

Pour favoriser la disparition des symptômes Aurélie Morand préconise un suivi global et coordonné par des pédiatres, des neuropédiatres, des psychologues et des kinésithérapeutes pour aider ces jeunes patients à récupérer et à retrouver une vie normale.

Le Covid long des adolescents – Le reportage de Anne-Laure Dagnet

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