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Semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus : la France peut mieux faire

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À l’occasion de la semaine européenne de prévention du cancer du col de l’utérus, le centre de coordination de dépistage des cancers de Nouvelle-Aquitaine rappelle les enjeux d’un suivi rigoureux. Une conférence est également organisée au centre hospitalier d’Agen-Nérac. 

De trop nombreuses femmes sont encore victimes de cancers du col de l’utérus, chaque année, 3000 cancers se déclarent et près de 1 100 femmes en meurent. Un chiffre encore bien trop important, surtout quand on sait que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) estime que le cancer du col de l’utérus pourrait être totalement éliminé grâce à « deux interventions efficaces et complémentaires », le dépistage et la vaccination qui prévient les infections à papillomavirus humains (HPV). 

Or, la France accuse un certain retard par rapport à ses voisins européens en matière de vaccination. Seul un tiers des jeunes filles de 16 ans a reçu un schéma complet de vaccination contre le HPV en 2020. Ce vaccin, est recommandé chez les préadolescentes et adolescentes de 11 à 14 ans (avec un rattrapage possible jusqu’à 19 ans), mais aussi chez les adolescents. En effet, le papillomavirus peut être à l’origine d’autres cancers des voies génitales et de la sphère ORL.

Le dépistage, pour qui, comment?

En matière de dépistage, les chiffres ne sont guère meilleurs, seules 59% des femmes âgées de 25 à 65 ans ont été dépistées sur  la période 2018-2020. Un suivi régulier et rigoureux est pourtant important pour détecter toute infection susceptible d’évoluer en cancer. Le dépistage du cancer du col de l’utérus vise à détecter des lésions précancéreuses et à les traiter avant qu’elles n’évoluent en cancer. Il permet également de détecter et traiter des cancers à un stade précoce et ainsi d’en améliorer les chances de guérison. Néanmoins, le taux de couverture est en augmentation, malgré un léger décrochage au cours des mois de mars, avril, mai 2020 (période où les dépistages dans le cadre du programme organisé avaient été interrompus à cause du Covid). 

Le dépistage consiste en un prélèvement au niveau du col de l’utérus qui permet de détecter au plus tôt des cellules anormales (examen cytologique) ou la présence du papillomavirus (test HPV). Si le dépistage est positif, cela ne signifie pas qu’il y a un cancer mais que le virus ou des cellules anormales ont été détectés. Dans ce cas, des examens complémentaires peuvent être prescrits. Le test de dépistage doit être réalisé dans les intervalles de temps recommandés : tous les 3 ans entre 25 et 29 ans (après deux tests réalisés à un an d’intervalle et dont les résultats sont normaux) et tous les 5 ans entre 30 et 65 ans.

 

 

Pour rappeler l’enjeu du dépistage et les modalités de vaccination, l’hôpital d’Agen-Nérac organise une conférence le jeudi 27 janvier à 18 heures à l’amphithéâtre de l’établissement. Que vous soyez professionnel de santé ou particulier, vous pouvez vous y inscrire via [email protected]

Le programme de la conférence.
Centre hospitalier d’Agen Nérac

 

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