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opération séduction pour les métiers de l’industrie au lycée Kastler de Talence

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La rectrice Anne Bisagni a commencé la visite en allant à la rencontre des élèves de BTS conception et réalisation en chaudronnerie industrielle (CRCI). Un peu impressionné, Florent, 19 ans, a posé sa disqueuse pour détailler la pièce sur laquelle ils travaillent : un trophée des prix académiques des chefs-d’œuvre des voies professionnelles, qui récompensent les créations des lycées et CAP de la région. La coupe est dessinée numériquement avant d’être découpée au laser.

« C’est typiquement ce que nous souhaitons montrer : que les métiers de l’industrie ont très largement évolué et ne peuvent plus, de nos jours, être dissociés des outils numériques, a pointé Anne Bisagni. Des visites et stages sont mis en place dès le collège afin que l’orientation dans ces filières constitue un choix à part entière. Les enseignements dits généraux ne peuvent plus être vus comme la voie d’excellence. Le seul parcours d’excellence, c’est celui dont l’étudiant est fier. »

Deux fois plus d’offres

Des propos appuyés par Alexandre Le Camus, secrétaire général de l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) Gironde-Landes, qui rappelle que les travailleurs de l’industrie touchent un salaire 15 % supérieur à niveau d’étude égal. Avant d’insister sur les besoins de recrutement énormes de profils qualifiés : « On ne s’improvise pas chaudronnier ou agent de maintenance, ce sont des formations longues. En 2019, une étude de l’Observatoire de la métallurgie a montré qu’il y avait un besoin de recrutement deux fois supérieur au nombre de diplômés sortant d’école. »

Le représentant de l’UIMM poursuit en affirmant que les métiers industriels sont des professions transverses qui peuvent être mobilisées aussi bien dans les secteurs aéronautique, viticole ou pharmaceutique.

Dans sa volonté de faire évoluer l’image des filières industrielles, le ministère vise particulièrement les filles. Un rapport de la présidente du Women’s Forum Chiara Corazza constatait que les filles ne représentent que 7,7 % des effectifs de la filière sciences et technologies de l’industrie et du développement durable (STI2D). « Dans ma classe, il y a trois filles pour une trentaine d’élèves », confirme Malcolm Baldé, délégué en terminale STI2D. « L’image du métier de ‘‘bonhomme’’ est dure à corriger. »

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