ActualitéLa fraise lot-et-garonnaise contre "l'agribashing"

La fraise lot-et-garonnaise contre « l’agribashing »

-

Faire déguster et découvrir mais aussi éduquer et se faire entendre. C’était l’objectif des producteurs de fraises lot-et-garonnais présents sur le salon de l’agriculture. Comme eux, Sylvie Delaurier-Zanuttigh, productrice à Damazan, profite de cette vitrine lot-et-garonnaise pour lutter contre « l’agribashing ». 

« Chaque année, c’est toujours aussi intéressant et cette année, tout le monde était heureux de se retrouver » raconte Sylvie Delaurier-Zanuttigh, productrice de fruit à Damazan, qui était présente au salon de l’agriculture en tant qu’ambassadrice de la fraise gariguette du département.

« Ce salon, ce n’est que du positif pour nous. Même s’il m’a semblé qu’il y avait un peu moins de monde que les autres années, nous sommes dans une période qui nous a permis d’approcher des politiques, d’exprimer nos revendications et de se faire entendre. » Cela fait une vingtaine d’années que la productrice installe ses fruits et légumes Porte de Versailles pour quelques jours afin de lancer notamment la campagne des fraises. 

« Nous ne faisons pas d’autres salons que celui-ci mais toute l’année, nous essayons au maximum de promouvoir notre filière et nos fruits lot-et-garonnais avec des campagnes de publicité, des dîners de presse… »

Car l’objectif de sa présence est avant tout pédagogique. Chaque année, l’importance d’éduquer et d’enseigner au consommateur est toujours aussi présente. 

Lutter contre « l’agribashing » 

« Notre envie est toujours la même, car malgré tous les échanges que nous avons avec les consommateurs, beaucoup de gens ne savent toujours pas comment nous fonctionnons » déplore Sylvie Delaurier-Zanuttigh. La faute à une forme d’agribashing (la critique du mode de production agricole intensif).

« C’est là, toute l’importance pour nous de communiquer à travers ce salon ou ces actions de communication » explique-t-elle. « Le hors-sol reste encore mal connu du consommateur et là, nous avons l’opportunité de montrer que ce n’est pas ce que l’on croit, malgré les vingt ans d’existence de ce mode de culture. »

Productrice à Damazan de fraise en hors-sol mais aussi de framboises, de kiwis verts et jaunes mais aussi de prune de table sur une vingtaine d’hectares, la Lot-et-Garonnaise souhaite faire mieux connaître son mode de production.

« Tous les ans, nous avons le droit à « Mais, il y a déjà des fraises ? », d’où l’importance d’expliquer que oui car nous avons un climat assez favorable, que nous avons différentes typologies de plante et de variétés et que le hors-sol fait beaucoup de progrès pour être le plus respectueux possible avec moins d’eau grâce au goutte-à-goutte, etc. »

Toute une vitrine à travers ce salon pour montrer « qu’en Lot-et-Garonne on produit bien et bon. » 

 

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Dernières nouvelles

Qui est Angela Rayner, la travailliste qui traite les conservateurs de “pourritures” ?

Numéro deux du Labour, cette députée issue d’une famille très modeste du nord de l’Angleterre a signé une sortie...

ce que l’on sait de la chute d’un balcon qui a blessé deux ouvriers

Il est 16 h 15 en ce lundi 30 août, et Régine Mendes peut souffler. Impasse Trégey, la Pessacaise sort de la...

Etats-Unis : en Amazon, la création d’un deuxième syndicat à New York échoue

Amazon Labor Union (ALU) avait créé la ahurissement début avril en devenant le premier fédération de l'entreprise aux Etats-Unis, au sein de l'entrepôt JFK8 dans le quartier de Staten Island à New York.

En Syrie, des femmes célibataires congèlent leurs ovules en attendant des jours meilleurs

Avec l’émigration des jeunes Syriens fuyant la guerre, la crise économique ou le service militaire, de plus en plus...

Vous pourriez aussi aimerconnexes
Recommandé pour vous