Politiqueune attente dans le froid, des journalistes isolés et...

une attente dans le froid, des journalistes isolés et une ambiance qui bascule

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Aurélie André, première lectrice à poser sa question.

David Le Deodic

Le deuxième signe de cette venue inédite est la première compagnie de CRS rencontrée rue Léon-Daran qui a été renforcée au fil des heures. Le dispositif de sécurité déployé ce vendredi 18 mars a transformé le palais Beaumont en véritable forteresse. Des contrôles stricts sont positionnés à une centaine de mètres : inspection des sacs, palpation, comme pour le concert d’une rock star. Au deuxième passage, la sécurité est renforcée par un chien renifleur – ce qui a valu quelques sueurs froides au gourmand qui y avait planqué son sandwich… Après le casse-tête de la circulation, il a donc fallu attendre dans le froid avant d’embarquer à bord. Un temps d’attente qui en a déconcerté plus d’un parmi le panel de lecteurs de « Sud Ouest » et « La République des Pyrénées », bloqués par des services de sécurité pointilleux.

Dans la salle des Ambassadeurs, les journalistes sont installés au fond.

David Le Deodic

Des supporters

Pénétrer dans la salle des Ambassadeurs était en quelque sorte une délivrance. De courte durée. À l’intérieur, les journalistes peuvent circuler dans le sens « de flux », allez comprendre ce que cela signifie, mais pendant l’échange, ils étaient cantonnés au fond de la salle à l’écart du public. Seuls les photographes de presse pouvaient circuler sur le côté de la salle. Pour voir les détails, ces à-côtés qui font le sel du métier, il valait mieux porter de bonnes lunettes.

Séance selfie et bain de foule pour le président-candidat.

David Le Deodic

Mais quelques minutes avant le coup d’envoi, il était possible de circuler pour glaner quelques témoignages. Colette Chabat, de Maucor, adore les meetings. Elle a le temps – elle est à la retraite -, et c’est tout naturellement qu’elle est ici au palais Beaumont, sourire aux lèvres, accompagnée de sa cousine. Elle se souvient des meetings de Raymond Barre, Jacques Chirac, François Bayrou. Plus de quarante ans de passion pour la politique : être à Pau « coule de source » pour la sexagénaire. Même chose pour Charles Jonca, 75 ans, et ancien militaire qui vient humer le parfum de campagne au plus près : « Tout ça me rappelle des souvenirs d’enfance », celle de De Gaulle et c’est cette histoire « marquante » qui l’intéresse.

Le président-candidat à son arrivée au palais Beaumont avec François Bayrou.

David Le Deodic

À en croire les applaudissements répétés et les témoignages recueillis avant et après le débat, la grande majorité du public qui assiste à ce format hybride est acquise à la cause du président-candidat. Certains sont venus il y a cinq ans, d’autres se sont déplacés du Pays basque. Deux femmes portent même un pin’s à l’effigie de Macron, comme si le badge ne suffisait pas ! Elles écoutent religieusement Emmanuel Macron posté au centre et il n’est pas question de les distraire.

Emmanuel Macron face à Emmanuelle Descoubes.

David Le Deodic

L’ambiance bascule

Le face aux lecteurs a démarré par des questions de fond – le pouvoir d’achat et les retraites – le ton est sérieux, le sujet est grave. Les réponses d’Emmanuel Macron sont longues, se veulent pédagogiques : la machine est bien huilée. Mais un événement imprévisible change la tonalité du débat. Anna Topenot, 18 ans, lycéenne à Nay. La main tremblante, cette jeune fille qui fait partie du panel de lecteurs et qui n’a même pas son bac, tient tête au président sur le thème de l’écologie, endossant le costume de toute une génération. Pendant une dizaine de minutes, elle ne lâche pas le morceau, relançant le candidat, posant les questions qui fâchent. Sa sincérité et son opiniâtreté ont soulevé le public. C’est David contre Goliath, le pot de fer contre le pot de terre : l’adversité est encouragée par l’assemblée qui l’applaudit.

Aurélie André a parlé de l’égalité femmes-hommes.

David Le Deodic

A-t-il saisi l’occasion pour se manifester ? Simon Rosa a profité du brouhaha de la fin du débat pour s’adresser à la volée au président-candidat. « Je voudrais qu’on m’aide à faire avancer le handicap à l’université », lance le jeune homme qui souffre d’un handicap moteur. Encore et encore, il relance et témoigne de sa douloureuse situation. Applaudi, lui aussi.

Simon Rosa, qui n’était pas inscrit à notre panel, s’est adressé à la volée au président-candidat : « Je voudrais qu’on m’aide à faire avancer le handicap à l’université ».

David Le Deodic

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