Politiquedernières heures pour remplir ses vœux sur Parcoursup, qui...

dernières heures pour remplir ses vœux sur Parcoursup, qui divise toujours

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Intentions de supprimer

La plateforme d’admission post-bac a fait couler beaucoup d’encre dès sa création il y a quatre ans, beaucoup l’accusant d’introduire de la sélection à l’université. Des candidats à la présidentielle la fustigent, plusieurs à gauche proposant de le supprimer.

« J’abrogerai Parcoursup, cette ignominie », a lancé début mars le candidat de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon sur Twitter. Quelques mois avant, il avait évoqué un « brise-vocation ». Tout comme le candidat communiste Fabien Roussel, la socialiste Anne Hidalgo ou l’écologiste Yannick Jadot, pour qui « ce système d’une boîte noire qui définit votre avenir, c’est insupportable ».

Emmanuel Macron a, lui, vanté la « formidable réussite » de Parcoursup, avec « des résultats plus performants » que le système précédent Admission Post-Bac (APB), très critiqué. Il a ajouté toutefois qu’il faut « poursuivre le travail d’amélioration de l’orientation qu’a initié » la plateforme.

« Absence de transparence »

Si beaucoup reconnaissent des progrès par rapport à APB – notamment la fin du tirage au sort, la création de quotas de boursiers ou les informations sur les formations fournies par la plateforme -, syndicats et spécialistes du sujet pointent cependant des lacunes de Parcoursup.

Pour Hervé Christofol, membre du bureau national du syndicat Snesup-FSU, « on ne va bien sûr pas revenir à des inscriptions sur papier et des files d’attente devant chaque université », mais « il faut abandonner le non-classement des vœux, qui a créé une réelle mise sous tension des formations, et a pour conséquence de faire du surbooking ».

Le fait que les propositions soient faites « au fil de l’eau » est également critiqué, les candidats se retrouvant souvent sur liste d’attente. Ils pourront recevoir cette année des réponses du 2 juin jusqu’en septembre. « C’est une procédure qui s’étale sur plusieurs mois et qui crée un certain nombre de difficultés », notamment « pour les étudiants qui n’ont pas la possibilité d’attendre jusqu’à l’été pour se décider », souligne Julien Grenet, directeur de recherche au CNRS et coauteur d’une étude de l’Insee sur Parcoursup.

« Ce qui a été souligné parfois, c’est une certaine forme de violence symbolique, qui vient du fait que les candidats qui ont les meilleurs dossiers reçoivent beaucoup de propositions dès le premier jour et sont fixés sur leur sort, alors que ceux qui ont des dossiers plus faibles vont devoir attendre », ajoute-t-il.

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