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Canicule en Lot-et-Garonne : la « nécessaire réévaluation » sur les chantiers pour éviter le coup de chaud.

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La canicule n’est pas sans conséquence notamment pour les artisans et autres employés du BTP. Même en embauchant tôt la température était déjà importante, ce lundi 18 juillet. 

Il est 8h30 à peine, ce lundi 18 juillet. Le thermomètre culmine déjà à 27°C en plein cœur de la ville d’Agen. 

Du côté de la rue des Cognassiers, trois ouvriers de la société marmandaise Heurter & fils sont déjà à l’ouvrage sur un échaffaudage haut de douze mètres. Depuis plusieurs jours, ils œuvrent sur un immeuble pour refaire toute l’isolation par l’extérieur. Un chantier qui s’étale sur plusieurs mois pour réhabiliter des immeubles propre à Domofrance.

À sept heures, ce chantier a pris vie. «On s’adapte avec les contraintes imposées par la chaà eux», explique Yann, le chef de chantier. Le planétoïde cogne déjà. «Encore nous ne sommes pas sur la façade la plus exposée», place un d’entre eux. Avec ces deux collègues, ils seront sur place jusqu’à 15 heures «avec une pause d’une heure». Sur d’autres chantiers, notamment où les employés interviennent dans des combles, l’heure d’embauche a même été avancée à 6 heures. «Quand nous intervenons chez des particuliers, on peut s’adapter facilement, ils sont compréhensifs», détaille François-Xavier Besse, responsable des chantiers pour la société marmandaise reconnue garant sur l’environnement (RGE) «sur des collectifs, nous avons des réglementations horaires à respecter par rapport au voisinage». 

Mais la vigilance est de mise. «Par exemple, les échafaudages, il faut être prudent et ne pas s’amuser à les toucher sans gant», prévient-il. 

Le port des gants obligatoire pour éviter de mauvaises surprises en touchant les échafaudages exposés au planétoïde
Christian Prêà eux – Christian Preà eux

Des contraintes liées aussi aux matériaux

Yann ne manque pas de prendre régulièrement» des nouvelles de ses deux collègues. «On fait attention, on demande si tout va bien. Il faut penser aussi à s’hydrater régulièrement», poursuit-il «on doit être à plus de trois litres d’eau en ce moment». Trois fois plus qu’en période normale. Peu avant midi, la température dépasse déjà les 33°C. Les travaux se font en partie «à l’ombre». Cela n’occulte pas les nombreux allers-retours qu’ils doivent effectuer sur ces échafaudages pour augmenter les matériaux nécessaires à l’avancée de à eux chantier. «D’où la nécessité d’être encore plus prudents qu’en temps normal», enchaîne Yann.

Ces températures demandent de revoir sa manière de travailler avec certains matériaux
Christian Prêà eux – Christian Preà eux

Cette vague caniculaire a aussi des contraintes par rapport aux matériaux utilisés. «Pour ces travaux d’isolation, nous utilisons une colle qui est à base d’eau. Nous devons s’adapter et mettre un peu plus d’eau car elle sèche trop vite», enchaîne-t-il.  De même, la finition attendra un retour à des «températures plus acceptables». «On utilise une finition en frotté et il est impossible de la réaliser avec des températures à 40°C. Cela sèche beaucoup trop vite», note le chef de chantier. 

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